Travail dominical : un accord historique

La CFDT a signé un accord dans le secteur du bricolage du Val d’Oise (95).
Sans banaliser le travail dominical, la CFDT s’engage afin que les salariés qui travaillent le dimanche bénéficient de vrais droits, dans les grandes comme dans les petites entreprises.
L'accord ne permet pas en soi de faire travailler le dimanche. La CFDT recherchait des engagements de la part des employeurs, dans la perspective d'une dérogation ou d'une loi sans contreparties.

Volontariat : libre choix du salarié de travailler le dimanche. Il peut revenir sur sa décision en fonction de sa vie personnelle. L’employeur respectera les événements ponctuels d’ordre privé et familial.

Contrepartie financière : tous les salariés de tous statuts (employés, agents de maîtrise, cadres, étudiants, saisonniers) travaillant le dimanche bénéficieront d’une majoration de salaire de 100% du taux horaire pour les heures effectivement travaillées, sous réserve d’accords d’entreprise plus favorables, sans préjudice des majorations prévues au titre des heures supplémentaires ou des autres majorations réglementaires ou conventionnelles.

Repos : le salarié qui travaille le dimanche garde deux jours de repos dans la semaine.

C'est par le dialogue social et non par l'action judiciaire, ni par la loi, que le problème des ouvertures dominicales doit trouver des solutions équilibrées pour les salariés, les consommateurs et les entreprises.