REXEL sacrifie le capital humain
Pour sauver les capitaux financiers, la société REXEL, leader mondial de la distribution de matériel électrique, annonce un nouveau plan social.
Même en période de crise, rien n’arrête l’entreprise dans sa course effrénée à la rentabilité en dépit de l’emploi.
Pour la CFDT, ces nouvelles suppressions de postes sont motivées par la seule nécessité de maintenir le niveau des dividendes des actionnaires car il n’y a aucun risque sur la compétitivité de l’entreprise.
REXEL s’apprête donc à supprimer à nouveau entre 200 et 400 postes.
Toutes les régions et toutes les catégories professionnelles sont touchées.
En 8 ans, ce sont déjà 1 000 emplois qui ont disparu. REXEL comptait 6 500 salariés en 2000 et 5 400 en 2008 alors que les résultats sont bons, la productivité progresse de 37% de 2003 à 2007.
Les profits du capital sont distribués aux seuls actionnaires et rien pour les salariés !
Un plan d’actionnariat pour les salariés venait d’être mis en place pour lequel la direction avait mené une importante campagne de communication.
Elle a annulé ce dispositif le jour même de son entrée en vigueur !
Deux poids deux mesures
Alors que le Président de REXEL France s’est vu offrir 8,82 millions d’euros faisant progresser sa rémunération de 687% entre 2006 et 2007, les salariés avaient seulement l’opportunité d’acheter des actions par le plan d’actionnariat !
Pour la direction, hors de question de laisser les salariés acquérir des actions à leur niveau le plus bas, alors que les plus-values à venir risquent fort d’être trop importantes pour cette population.
Les équipes CFDT sont sur le terrain pour contraindre REXEL à respecter les droits des salariés. Ils appelleront prochainement à l’action pour défendre l’emploi. Une manifestation est prévue en février.



