Travail dominical : tromperie et discrimination
Notre Fédération réaffirme son opposition à ce quatrième projet de loi déposé par le député UMP des Bouches du Rhône.
Ce texte répond essentiellement aux demandes de certaines zones (exemple : Plan de campagne à Marseille ou Eragny-Franconville dans le Val d'Oise) qui ouvraient en toute illégalité depuis des années et va servir à légaliser cette pratique dans des zones particulières.
Tromperie : avec l'élargissement des dérogations pour les zones d'usage de consommation de fin de semaine, ce texte ouvre la porte à une généralisation du travail dominical. En effet l'ouverture de tous les magasins quelle que soit leur activité dans les zones touristiques généralise de fait le travail dominical. L'impact sur les autres activités (transports, logistiques, fournisseurs, propreté, prévention sécurité) sera important et ouvre la porte à de nouvelles demandes.
Tromperie sur le volontariat : les garanties pour les salariés sont de portée limitée et la pression sera telle que les salariés concernés seront contraints d'accepter de travailler le dimanche.
Discrimination et injustice sociale : le texte crée de nouvelles inégalités de
rémunération entre les salariés qui travaillent le dimanche selon les zones où se situent les magasins.
Le dialogue social, une fois de plus, est le grand absent dans ce sujet qui concerne les salariés et leur temps de travail.
Par le biais d'une proposition de loi, le gouvernement passe outre la loi de janvier 2007 sur le dialogue social et évite ainsi un débat qu'il sait difficile avec les partenaires sociaux.
La bataille parlementaire ne fait que commencer et la CFDT craint des amendements opportunistes provoqués par le lobby des Grands Magasins et celui de la grande distribution alimentaire qui recherche 12 dimanches par an au lieu de 5 actuellement.



