Marionnaud : l'emploi comme variable d'ajustement

Le plan social concernant la fermeture du magasin Paris Look à Paris a mis 105 salariés à la rue le 31 mai dernier.
L’entreprise Marionnaud enchaîne un autre plan social avec 704 pertes d’emploi : 45 personnes au siège et 659 dans les magasins.

Les postes touchés seraient, d'après les premières informations, les conseillères de vente, les esthéticiennes, les agents de sécurité, les femmes de ménage, les magasiniers. Le contenu de ce plan social sera prochainement abordé en réunion de comité d'entreprise.

La baisse du chiffre d’affaires est de 7,8% pour le début d’année. La crise responsable ? Nous n’y croyons pas. Effet d'aubaine ? Assurément.

Pour les délégués CFDT, la responsabilité incombe à la direction :
- manque d'identité et d'image propre à l'entreprise, Marionnaud voudrait ressembler à ses voisins parfumeurs mais n'y parvient pas.
- la stratégie d'entreprise est à court terme, au cas par cas. On met en place des opérations commerciales sans s'assurer de la faisabilité.

Notre argument principal pour dire que la crise n'est qu'un prétexte est que l'entreprise a mis en place un accord sur la durée du travail (de 33h à 35h pour les employés sur la base du volontariat, de 33h à 37h pour les agents de maîtrise, de 33h au forfait de 216 jours pour les cadres).
17% des salariés du collège employés ont souhaité passé à 35h, soit 726 salariés. Le nombre de postes supprimés par ce nouveau plan social représente 16,37% des effectifs, équivalant à 700 salariés.
Le rapprochement de ces deux chiffres nous semble pertinent.

La CFDT a dénoncé cette négociation de dupes. Personne ne pouvait croire qu’en travaillant plus, on gagnerait plus. Les faits nous donnent malheureusement raison.